
Sayed Pervez Kambaksh , un étudiant en journalisme de 23 ans, télécharge un fichier sur un site farsi et le distribue aux étudiants et aux professeurs pour provoquer un débat. Celui de l'inégalité criante entre les femmes et les hommes. Persistante dans le terreau des talibans. Pour avoir osé demander plus d'égalité, espérer une mixité réelle, ce jeune homme a été arrêté, jugé par un tribunal religieux, sans avocat, à huis clos et condamné à mort.
Les organisations internationales ont alors réagi, demandant au Sénat, haute instance du pays, de se positionner… Celui-ci confirmera la sentance , en estimant que ce dessein serait humiliant pour le Coran.
Sous le grand silence, et donc un demi soutien, du Président, soutenu par les pays Occidentaux, Hamid Karzai . Le Sénat s'était d'ailleurs indigné de l'ingérence Internationale, et avait recommandé, sinon pressé, Monsieur Karzai à ne pas se laisser influencer par les opinions non islamiques.
La France a évidemment réagi. Celle-là même qui brandit sur la planète le drapeau de la liberté. Le fanion des droits humains. L'étendard de la démocratie. Sans doute aurions-nous espéré un message plus clair, une prise de position plus tranchée.
L'Afghanistan est loin d'être un paradis pour les femmes, loin d'être un idéal pour les causes feministres . C'est ce même pays qui a vu récemment sur son territoire une femme de 22 ans a été violée devant ses enfants par 15 responsables fondamentalistes proches du gouvernement qui ont ensuite uriné au visage des enfants. C'est encore dans ce pays où les suicides des femmes atteignent des records…
Aujourd'hui, nous pouvons encore agir. Nous pouvons faire pression sur le gouvernement français pour qu'il puisse demander à Hamid Karzai de gracier Sayed Pervez Kambaksh . La seule personne qui puisse encore le faire.
Chaque nom compte. Chaque nom symbolisera ce refus de l'intégrisme, ce refus de l'obscurantisme.
Pour que l'égalité femmes-hommes ne soit plus un délit. Ne soit plus un sujet qui tue.
Laisser mourir Sayed Pervez Kambaksh , c'est participer au meurtre de nos libertés fondamentales : il faut agir, tant qu'il est encore temps.
SIGNEZ en remplissant le formulaire ci-dessous :
|