Francais | English

Articles taggés avec ‘femmes des hauts’

“La burqua est une annihilation de la femme”

CLICANOO.COM | Publié le 27 janvier 2010

Sophia Castaingt est à la tête du comité “Ni Putes, Ni soumises” (NPNS) de La Réunion depuis quatre ans. Pour elle, il est urgent d’adopter une loi interdisant le port du voile intégral.

NPNS est manifestement pour une loi interdisant le port du voile intégral. Sur quoi basez-vous votre position ?

Tout le monde sait qu’il y a un véritable consensus international toléreant le voile uniquement pour ne pas froisser la susceptibilité et l’argent d’Etats riches comme l’Arabie Saoudite. Pour moi, ce qui est grave, ce sont les attaques des mouvements extrémistes pour transformer le précieux système politique et social de notre nation en faisant de la charia l’unique source du droit. Que faire face à ces mouvements qui prolifèrent en Europe ? Autoriser le port de la Burqua en France, c’est donner un peu plus de terrain à ces individus, au détriment des principes de laïcité et de dignité. Pour moi, il s’agit d’abord de proposer un modèle de citoyenneté universel. Si la loi est validée, ce sera un signe fort pour les femmes qui portent la Burqua, qui n’ont pas le choix, et qui ne peuvent pas se plaindre.

D’aucuns redoutent que la loi soit inapplicable. Qu’en pensez-vous ?

Et si des hommes portaient une cagoule dans un lieu public ? Je me souviens du récit de Lubna Al Hussein (condamné à quarante coups de fouets pour avoir porter un pantalon au Soudan). Elle racontait son évasion de son pays en mettant une burqua à l’aéroport… Certains juristes évoquent l’article 9 de la déclaration des droits de l’homme, la liberté de s’habiller comme on veut. Ils ont raison. Les commerces vendant des burqua se développent et 25 % des femmes portant le voile sont franco-françaises. C’est une véritable mode aujourd’hui. C’est le business du pétro-islam. Le burkini est très en vogue à Maurice… Si l’image de la femme musulmane pure se résume à l’image du voile, alors comment nos enfants vont-ils percevoir l’espace public ? En islam, il y a un appel à la pudeur. Mais a-t-on le droit d’infliger le voile aux fillettes ? Pour moi, la burqua est une annihilation de la femme. Je suis pour son interdiction dans tous les pays du monde. Je pense aussi qu’il faut laisser un espace de dialogue à la majorité musulmane européenne timorée qui a peur d’être entraînée dans une guerre de culture.

Certaines femmes affirment aussi porter le voile par choix…

La vraie question est : devons-nous défendre les droits des femmes qui portent volontairement la burqua au détriment des autres ? Je pense évidemment à celles qui sont interdites de jupes et de robes. En France, le droit de s’habiller comme on veut est un acquis. Mais, le voile s’impose peu à peu dans notre paysage. C’est un véritable cercueil social. Il enferme les femmes et leurs idées. Ce n’est pas en le portant qu’une citoyenne française construira son avenir social, fera des études et entrera à l’assemblée nationale. Le voile empêche toute participation publique. Et d’un point de vue religieux, la burqa est interdite en pélérinage alors pourquoi les femmes pensent encore devoir la porter pour la religion ?

A votre avis, la question du port du voile se pose-t-elle en des termes différents à La Réunion ?

Nous recevons régulièrement des femmes musulmanes et tamoules à l’association. Les problèmes de violence sont très liées aux superstitions. La Réunion est une terre mystique et le poids des traditions pèsent énormement dans le rapport aux autres. Contrairement à la légende qui dit que toutes les communautés sont en parfait accord, on constate que beaucoup de couples mixtes ont des difficultés à vivre avec leurs différences. Certaines personnes s’espionnent sur facebook et dévoilent les photos de filles en maillot de bain à la plage à leurs parents… A l’association tous les jours je vois des femmes qui me disent qu’elles voudrait se séparer de leur conjoint invivable et subissent des pressions de la communauté. A un moment il faudra bien commencer à les écouter… Pour moi qui suis métisse, être réunionnaise est un cadeau du ciel, mais il faut arrêter de faire l’hypocrite et de mélanger religion et République, liberté de croire et liberté d’exister…

 

- Liberté, égalité, sécurité…

Depuis plusieurs semaines, nos politiques évoquent l’incompatibilité du port de la burqa avec les principes de la République française. Mais peut-on réellement l’interdire en France ? Laurent Sermet, professeur de droit public à l’université de La Réunion, envisage les différentes possibilités. Un des arguments phare, nous explique-t-il, est le principe de l’égalité entre l’homme et la femme. “La femme est juridiquement l’égal de l’homme et a donc les même droits. On ne peut lui imposer quoi que ce soit”. Paradoxalement, une autre loi défend également les libertés individuelles et donc la liberté de la femme. “Une femme est avant tout une citoyenne et peut tout à fait disposer de son mode vestimentaire comme elle le souhaite”, précise le professeur de droit. D’autres écoles voient en la burqa une atteinte à la dignité de la femme. “Elle ne tient seulement que si les femmes musulmanes sont forcées à la porter”, explique Laurent Sermet. Difficile donc de concilier cet argument si ces femmes - et elle sont nombreuses à la réunion -, la portent de leur plein gré. Beaucoup plus solide, l’argument de la sécurité publique semble tenir la route. “Dans un espace public, un aéroport par exemple, une personne doit être identifiable. Chose qui n’est pas possible si celle-ci porte une burqa”, soutient-il. “Cette loi a un sens dans certains lieux spécifiques, dans les services publics, devant des fonctionnaires etc. Mais chacun fait ce qu’il veut veut chez soi”. Epineux, l’interdiction du port de la burqua suscite de nombreux débats. Pour le professeur de droit, la France devrait s’inspirer de l’Inde qui en la matière a su prendre des dispositions convenables. “Une telle décision ne peut être prise à la légère. Une loi est inutile si elle ne fait qu’exacerber le communautarisme en France”, conclut-il.

Share/Save/Bookmark

Tags: , , , , ,

 

Un terrible accident de voiture a failli lui coûter la vie .

Enceinte, Valérie, une jeune femme agé de 17 ans, a annoncé à son compagnon de 39 ans qu’elle voulait le quitter, à cause de son comportement violent et perturbé.

Furieux, ce dernier l’a fait monter de force à bord de sa voiture et a roulé à tombeau ouvert, jusqu’à provoquer un grave accident de la route.

Alors qu’il voulait se donner la mort avec Valérie, l’homme a finalement tué une femme innocente de 47 ans dans la voiture qui arrivait face à lui.

Aujourd’hui, il est en prison et nie avoir voulu tuer Valérie.

Les analyses ont révélé qu’il circulait avec un taux de 1,82 g d’alcool par litre de sang.

Les proches de cet homme sont soupçonné d’avoir proposé 50 000 euros aux parents de Valérie pour qu’ils retirent leur plainte.L’affaire a été porté au tribunal.

Quand à Valérie, après l’accident, elle est resté plusieurs jours entre la vie et la mort. Gravement blessée, elle a perdu son bébé.Après plusieurs hémorragies internes, elle a perdu 10 kilos et est toujours hospitalisé.Elle a été opéré hier à la colonne vertébrale.

Elle devra patienter plusieurs mois et faire de la ré-éducation avant de pouvoir remarcher correctement.Ses parents sont effondrés et elle aussi.

Valérie aura 18 ans le 8 mars prochain, le jour ou l’on célèbre la femme.

 

 

 

Share/Save/Bookmark

Tags: , , , , , , ,

 

  OK