Historique
4 octobre: une jeune fille de 17 ans, Sohanne, meurt brulée vive dans un local à poubelle de la cité Balzac de Vitry-sur-Seine. L’auteur du meurtre, un jeune garçon de 19 ans, agit par « dépit amoureux ». Après plusieurs tentatives de reconquêtes vaines, ce dernier, qui n’acceptait pas que son ex petite amie lui résiste, l’immole après l’avoir aspergé d’essence. Sohane meurt des suites de ses brûlures…
C’est symboliquement de Vitry sur Seine que la Marche des femmes contre les ghettos et pour l’égalité part, emmenée par huit marcheuses et marcheurs. Elle traverse la France en 23 étapes, et chacune de ces haltes est l’occasion de débattre sur des problèmes propres à la ville visitée : la sexualité, les viols collectifs, les discriminations, les violences sexistes, la République, le ghetto, le poids des traditions, religion et laïcité, les mariages forcés, les bandes organisés, les femmes dans le milieu associatif, la féminité dans les quartiers, l’intégrisme, …
La Marche se termine le 8 mars 2003 à Paris, par une manifestation. Plus de 30 000 personnes auront rejoint le Mouvement. Ni Putes Ni Soumises est né.
Depuis, le Mouvement a pris de l’ampleur, a acquis une notoriété certaine. Sur le plan national, le Mouvement a réalisé le Tour de France Républicain (2004) pour réaffirmer la laïcité, a lancé l’Appel pour un nouveau Combat féministe (2005), signé par un grand nombre d’organisations, a organisé le Concert Total Respect à l’Olympia (2005) ou encore le Gala Ni Putes Ni Soumises : Rire au féminin contre les violences faites aux femmes (2008 et 2009).
Le Mouvement Ni Putes Ni Soumises est aux côtés de nombreuses filles, notamment grâce à la plateforme d’accueil, au sein même de son siège à la Maison de la Mixité (inaugurée en 2006), ou encore aux côtés de Chahrazad, cette jeune fille brûlée vive en 2005 par un homme à qui elle avait refusé les demandes en mariage, mais aussi aux côtés des proches de Myriam qui s’est défenestrée en 2008 à Paris.
Fort de son assise nationale, le cri lancé par Putes Ni Soumises s’est très vite étendu à l’échelle internationale. Des comités se sont créés, des invitations nous sont lancés pour intervenir dans de nombreux pays, répondant ainsi à notre volonté de porter au plus haut le féminisme universaliste.
Ni Putes Ni Soumises aujourd’hui, c’est près de 40 comités partout en France, de nombreuses interventions scolaires, des débats (Les Mercredis de la Mixité ou lors de l’Université). Rejoignez le Mouvement !



