Sortir du site

Archive pour février 2010

Marianne est en cloque. C’est la campagne de communication pour le Grand Emprunt. On investit dans l’avenir, on pense au futur, on met des petits sous dans des utérus qui vont payer nos retraites, c’est l’emploi, la recherche, la compétitivité, bref tout ce qui peut faire en sorte que la France conserve sa compétitivité et donc son modèle social le plus longtemps possible.

Elisabeth Badinter se réveille dans une société ou la situation de femme s’est insupportablement dégradée dans la quasi indifférence générale. Avec cette magnifique invention qui consiste à nous faire croire que la Nature voudrait bien qu’on reste à la maison pour être une bonne mère, la même nature qui applique la sélection naturelle ; parce que les hommes n’ont pas prévu de s’occuper des enfants  (c’est officiel !) et que le marché du travail nous serait statistiquement reconnaissant de remettre nos fesses dans la cuisine bio et nos seins dans la bouche d’un nourrisson, donc à la maison, comme en plus il n’y a pas de crèches, ça obligerait tout le monde, à commencer par nos consciences.

Le débat est chaud ; mais pas tant que ça. Ca pourrait être pire, la violence psychologique faite aux consciences est une chose grave mais insidieuse. La violence dont sont victimes les femmes dans « les quartiers »  et leur infra citoyenneté dénoncée par ni Putes ni Soumises, mais peu d’autres, il faut bien l’avouer, c’est quand même plus trash.

Nombre de féministes sont paumées, il faut bien l’avouer, par cette régression à tous les niveaux, illustrée par la campagne gouvernementale. Marianne est une allégorie Républicaine de la France Une, laïque et indivisible, dans laquelle chacun et chacune devrait bénéficier d’un accès égal au marché du travail, femme, minorité ou homme blanc. La mettre enceinte c’est incarner une France inégalitaire dans laquelle la femme, main d’œuvre bon marché, est priée de se retirer gentiment du marché du travail, où rien n’est prévu pour elle et ou bosser une grande partie de sa vie pour une retraite moyenne de 800 euros n’est pas tentant, autant faire des gosses et laisser ces messieurs développer les outils de la compétitivité française de demain.

Elisabeth Badinter a raison de se réveiller, mille fois raison. Elle met le doigt là où ça fait mal, là ou le féminisme a échoué : dans la conscience de groupe de femmes. Voilà 20 ans que des pédopsychiatres culpabilisateurs nous lavent le cerveau. De sorte que nous avons finit par intégrer que pour être une bonne mère, pour s’épanouir en tant que femme, on serait plus heureuse à la maison, quitte à perdre notre indépendance financière, et donc notre liberté individuelle.

Les femmes restent la seule « minorité », et par là j’entends groupe discriminé, ne serait ce que financièrement à compétence égale sur le marché du travail (30 % d’écart de salaire), à se mettre des œillères sur ce qui ne va pas. A avoir intégré et à revendiquer le discours du dominant, à évangéliser les autres discriminées sur les bienfaits de l’allaitement au lieu de se retourner contre l’oppresseur.

Car il y a bien un oppresseur, c’est celui à qui nous payons des impôts redistribués sans considération de nos besoins. Où sont les crèches ? Où sont les congés paternités prolongés  (11 jours à date) ? Où est la protection contre la placardisation suite à un congé maternité dans les PME ? Où sont les déductions lourdes d’impôt pour la garde des enfants ? Où sont les DRH dans les petites entreprises ? Quelques grandes entreprises sont à la pointe. Elles font les beaux jours du 20 h 00. Et laissent croire que tout est possible. La réalité du marché du travail est toute différente. Or l’exemple de nombreux pays européens nous montre que la valorisation de la place du père et la systématisation de crèches et de système de garde accessible à tous les revenus est POSSIBLE. C’est cet oppresseur, pour qui nous votons, et qui est donc une émanation de notre propre renoncement à notre liberté, qui voudrait aujourd’hui une rallonge, et lance un emprunt.

Se tourner vers la gauche est il une alternative ? Je ne crois pas. La gouvernance socialiste a montré son déni de la question et a détaché en tête de pont Ségolène Royal, figure naturaliste qui a beaucoup nuit à l’image de la femme. A force de vouloir être la maman des français, elle a oublié la compétence technique ; en se battant sur le terrain de la féminité et de la maternité, elle tiré deux balles dans les genoux de toutes celles qui revendiquent au nom de leur compétence et de leur intellect. Quand à l’extrême gauche, ses choix électoralistes l’ont décrédibilisée à jamais sur le terrain de la lutte pour l’égalité des sexes.

La seule alternative consiste à mon sens en une prise de conscience des femmes du caractère intolérable de l’oppression qu’elles n’ont jamais cessé de subir. La formation d’une conscience de classe passe avant tout par une solidarité entre les femmes, par le refus d’un groupe tout entier, indéfectible et indissoluble de l’offense, petite ou grande, faite à l’une, et qui avilit toutes les femmes, dans les quartiers, dans l’entreprise, dans les maternités, dans le clientélisme politique qui conditionne l’obtention d’une place en crèche, dans la critique physique d’une femme publique. C’est seulement alors que nous pourront mener des revendications politiques qui ne sont que le juste retour de notre participation à un système supposé égalitaire. La guerre commence à l’intérieur de nous-même.

Chroniques cinéma de Ripley et Maverick

Source: http://www.leblogbuster.fr/2010/02/18/marianne-elisabeth-et-uterus/

Partager cet article

Tags: , ,

Ni Putes Ni Soumises a saisi le T.A de Marseille contre le voile du NPA

et Débat à Marseille ce 24 février

« L’urgence d’un nouveau combat féministe pour la laïcité, l’égalité et la mixité »

Ni Putes Ni Soumises continue son combat contre l’attitude antiféministe, antilaïque et antirépublicaine du NPA.

Le 18 février, Ni Putes Ni Soumises a sollicité le préfet de la région Provence, Alpes, Côte d’Azur afin qu’il refuse d’enregistrer la liste du NPA en application des principes de laïcité et de neutralité du service public. Le préfet n’a pas fait droit à cette demande et la liste présentée par le NPA a été enregistrée le 19 février 2010. Ni Putes Ni Soumises a demandé au Président du Tribunal Administratif de Marseille d’ordonner la suspension de la décision du préfet.

« Au nom du droit à la différence, on ampute chaque jour davantage notre Liberté. Il y a urgence ! Il s’agit d’un nouveau combat féministe pour la laïcité, l’égalité et la mixité ! » déclare Sihem HABCHI, présidente du Mouvement NPNS.

Le voile et les revendications du Nouveau Parti Anticapitaliste apparaissent comme le point culminant d’une vision archaïque du rôle des femmes.

Ni Putes Ni Soumises ne souhaite pas perturber le bon déroulement du scrutin mais le débat est essentiel ! Si NPNS encourage les associations, les citoyens et les contribuables de la région PACA à s’élever pour défendre la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes, le Mouvement ne préjuge pas des différentes procédures envisagées par les uns et les autres. Notre engagement est avant tout citoyen.

Dans la logique de son combat, Ni Putes Ni Soumises propose de débattre sur cette énième attaque frontale contre la laïcité, l’égalité des sexes et la République :

Le Mercredi 24 février de 17h00 à 19h00 - Theatre Toursky -16, Promenade Léo Ferré -13003 Marseille

 

Partager cet article

Tags: , , ,

Composé d’une cinquantaine d’organisations de femmes ainsi que de membres individuelles, le Conseil des Femmes Francophones de Belgique (CFFB) est un organisme pluraliste d’éducation permanente.  Le CFFB a pour objectif de grouper, associer, représenter des femmes et des associations de femmes, de tous milieux, opinions et situations, en vue de promouvoir leurs droits et leurs intérêts sociaux, culturels, politiques, économiques, dans le respect de leur autonomie.  Le CFFB collabore avec d’autres associations, organisations, institutions, organismes privés ou publics, au niveau fédéral, communautaire, régional et international.  Le CFFB est agréé par la Communauté française de Belgique, membre du Conseil International des Femmes et membre du Lobby Européen des Femmes.

En octobre 2009, le CFFB a créé en son sein, un groupe de travail chargé de la rédaction d’une note d’orientation sur la question du port du foulard à l’école.  Composé d’une vingtaine de femmes d’appartenances politiques et philosophiques diverses, ce groupe pluraliste s’est réuni à sept reprises entre la fin octobre 2009 et la mi-février 2010.  Afin d’enrichir ses débats, le groupe de travail a auditionné les personnes suivantes (liste en annexe).

De manière unanime, les membres du groupe se sont prononcées sur une série de constats et ont formulé des recommandations.  En ce qui concerne la nécessité d’une législation interdisant le port du foulard à l’école, la majorité (80%) des membres s’est prononcée en faveur d’une telle législation tandis qu’une minorité (20%), opposée à l’interdiction du port du foulard, s’est prononcée en faveur d’une autorisation encadrée du port du foulard à l’école.  La présente note reprend les arguments tant de la majorité que de la minorité.  Le Conseil d’Administration du CFFB, à l’exception de Vie Féminine, a approuvé l’ensemble de la note. Afin d’encourager les associations de femmes à poursuivre le débat, le Conseil d’Administration a décidé de publier cette note dans son entièreté.

Partager cet article

Tags: , ,

Besoin d'aide

 

  OK
Besoin d'aide

Nous aider

Facebook

Les comités
Elodie, 19 ans, massacrée en public

2009....Quatre assassinats.Quatre femmes : Patricia, Evelyne, Florence et Elodie.Etranglées, frappées, à coup de fusils ou à coups de couteaux, par leurs ex-compagnons..Chez nous, à l'ile de la Réunion, département français de l'océan indien, depuis le début de l'année, nous comptabilisons 4 victimes de violences conjugales...La dernière en date est Elodie, 19 ans, et maman de 2 enfants, agée de 3 ans et 18 mois.Elodie a été sauvagement assassinée, le mercredi 29 Juillet, sous l'oeil de son petit frère et de sa petite soeur.Le crime s'est déroulé sur un terrrain de football à la vue de tous, à 9 heures du…

dans Comite de La Réunion