La Cour des Comptes félicite Ni Putes Ni Soumises
La Cour des Comptes vient de publier son rapport sur Ni Putes Ni Soumises. Celui-ci est l’ultime étape d’une audition qui a débuté en mars dernier.
Je suis fière de vous présenter le Rapport de la Cour des Comptes, concernant le mouvement Ni Putes Ni Soumises.
Depuis juin 2007, nous avons subis les pires accusations tant sur notre gestion que sur notre organisation interne. Malgré toutes ces attaques, le Mouvement et ses militants ont su rester soudés. Pour mieux continuer le combat pour la liberté, l’égalité et la mixité.
Ce rapport est exemplaire, et est la meilleure réponse à ces attaques perfides.
L’AFP et Le Monde, entre autres, ont repris ce rapport, en saluant « la bonne gestion de l’association », en saluant également les actions, comme le Guide du Respect, « un petit manuel très bien fait ».
Tous reconnaissent que « Le budget et le nombre des salariés du mouvement sont sans commune mesure avec sa notoriété et sa capacité d’intervention dans le débat public », et que « le train de vie de l’association est volontairement modeste ».
Ce Rapport est donc l’occasion pour moi de remercier et de féliciter Fadela Amara et Mohammed Abdi.
La bonne gestion de l’association est dû à la rigueur de Mohammed Abdi. Il a du faire face à des attaques encore plus lourdes, sans fondement. Ce rapport est bel et bien la preuve qu’il a assurer une gestion sans faute de l’association. Il a su se rendre disponible pour être présent quotidiennement à l’association, afin de faire bénéficier de son militantisme, de ses compétences et de sa qualité.
Ils resteront pour moi des exemples de combativité, de volonté, de courage, de conviction. Ils ont su transformer un mouvement populaire en une organisation saine, saluée par tous. Ils ont su faire vivre les combats pour la laïcité, pour le Respect, ou encore l’Egalité. Ils ont su ouvrir la voie à nous tous, combattants pour la Mixité. Ils ont su transmettre leur militantisme, et ont pu en faire profiter le plus grand nombre.
Ce rapport nous permettra d’être toujours plus exigeant, toujours plus rigoureux dans notre travail au quotidien, dans les quartiers, dans les collèges et lycées…
Nous continuerons dans la même lignée du travail accompli.
En répondant à l’espoir des femmes et des hommes mobilisés lors de la marche de 2003 : le respect des filles des cités, la lutte contre toutes les formes de discriminations et d’obscurantismes, l’espoir d’un féminisme populaire et universaliste porteur d’un nouveau projet de société.
L’article dans Le Monde – 08/01/2008
“Quelques mois après la crise provoquée par l’entrée au gouvernement de Fadela Amara, Ni putes ni soumises vient de recevoir un satisfecit de la Cour des comptes.
“Le train de vie de l’association est volontairement modeste, note le rapport d’observations définitives de la Cour.
L’association ne possède pas de bien immobilier, pas de véhicule, dispose de mobilier dont une partie lui a été donnée.
De même, les frais de déplacement et de repas des administrateurs et du personnel sont limités au maximum.”
Créée en 2003, Ni putes ni soumises dispose d’un budget de 500 000 euros en 2006. Le mouvement emploie moins de dix personnes aux salaires “très modérés” : le plus élevé est inférieur à 2 000 euros.
“Le budget et le nombre des salariés du mouvement sont sans commune mesure avec sa notoriété et sa capacité d’intervention dans le débat public”, résument les magistrats.
Le rapport, qui porte sur les années 2003-2006, montre que Ni putes ni soumises vit de subventions publiques : 300 000 euros d’aides en 2006, soit 60 % du budget. Depuis sa création, Ni putes ni soumises a également su convaincre des partenaires privés.
La Fondation Vinci, Philip Morris et Dassault ont participé en 2005 au financement de la Maison de la mixité, à Paris, dont la garantie et la caution ont été prises en charge par Daniel Hechter.
Les magistrats constatent que plus de 1 700 personnes ont contacté en 2006 la plate-forme de soutien aux femmes en difficulté, ouverte cinq jours sur sept.
Ils notent aussi que Le Guide du respect, un “petit manuel très bien fait” destiné aux adolescents, a été distribué gratuitement à 100 000 exemplaires avant d’être vendu au prix symbolique de 1 euro.”
La dépêche de l’AFP PARIS, 09/01/08 .
“Satisfecit de la Cour des Comptes à la gestion de Ni Putes Ni Soumises
La Cour des Comptes accorde un satisfecit à l’association Ni Putes Ni Soumises (NPNS) pour ses comptes et sa gestion sur la période 2003-2006, selon un rapport parvenu mercredi à l’AFP.
Dans ce rapport d’une vingtaine de pages, la Cour des Comptes note à propos du mouvement que “son budget et le nombre de ses salariés sont sans commune mesure avec sa notoriété et sa capacité d’intervention dans le débat public”.
NPNS, fervent défenseur de la mixité sociale et du métissage, milite pour les valeurs laïques et féministes.
Fondée en 2003 et présidée depuis sa création par Fadela Amara jusqu’à son entrée au gouvernement en juin, NPNS a disposé en 2006 d’un budget de 522.000 euros.
Le personnel rémunéré par l’association est constitué de “moins de dix personnes” qui perçoivent un salaire mensuel “très modéré”. Le salaire brut le plus élevé est inférieur à 2000 euros, précise la Cour des Comptes.
“De manière générale, le train de vie de l’association est volontairement modeste: l’association ne possède pas de bien immobilier, pas de véhicule, dispose de mobilier dont une partie lui a été donnée. De même, les frais de déplacement et de repas des administrateurs et du personnel sont limités au maximum”, note le rapport.
L’association a pour ressources principales des subventions: 313.000 euros de subventions publiques en 2006 (576.000 en 2003-2004 et 241.000 en 2005) et 105.000 euros de subventions privées.
Le mouvement comprend une soixantaine d’associations membres, ou “comités locaux”, situés tant en France qu’à l’étranger.
Le mouvement, note le rapport, comptait en 2006 près d’un millier d’adhérents au niveau national, “un peu plus” via les comités locaux en 2006.
Sur le plan des actions, NPNS a mis en place à son siège, la “Maison de la mixité”, dans le XXème arrondissement à Paris, une plate-forme d’écoute et de soutien aux femmes en difficulté, qui a été sollicitée en 2006 par plus de 1.700 personnes.
La Cour note enfin la publication par l’association d’un “petit manuel très bien fait”, le “Guide du respect”, conçu pour sensibiliser les adolescents à cette notion.
D’abord tiré à 100.000 exemplaires distribués gratuitement, il est vendu 1 euro en librairie.
Depuis le départ de Fadela Amara, le mouvement est présidé par Sihem Habchi.”
Tags: accusations, fadela amara, guide du respect, maison de la mixite, rapport cours des comptes, sihem habchi, tentatives de destabilisation


