La Diagonale du Coeur
UN MARATHON CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Du 12 Mai ( départ d’Ardres / Pas de Calais ) au 10 juin ( Loumarin-Jouques / Bouches du Rhône).
AVEC LE SOUTIEN DE NI PUTES NI SOUMISES.
Pendant 27 jours, Claude Lemaitre accomplira un marathon pour relier Calais à Marseille afin de dénoncer les violences faites aux femmes, en mémoire de son amie Marilyn, 33 ans, morte sous les coups de son mari. <!– /* Font Definitions */ @font-face {font-family:”Cambria Math”; panose-1:2 4 5 3 5 4 6 3 2 4; mso-font-charset:1; mso-generic-font-family:roman; mso-font-format:other; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:0 0 0 0 0 0;} @font-face {font-family:Calibri; panose-1:2 15 5 2 2 2 4 3 2 4; mso-font-charset:0; mso-generic-font-family:swiss; mso-font-pitch:variable; mso-font-signature:-1610611985 1073750139 0 0 159 0;} /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-unhide:no; mso-style-qformat:yes; mso-style-parent:”"; margin-top:0cm; margin-right:0cm; margin-bottom:10.0pt; margin-left:0cm; line-height:115%; mso-pagination:widow-orphan; font-size:11.0pt; font-family:”Calibri”,”sans-serif”; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:Calibri; mso-fareast-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:”Times New Roman”; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} .MsoChpDefault {mso-style-type:export-only; mso-default-props:yes; mso-ascii-font-family:Calibri; mso-ascii-theme-font:minor-latin; mso-fareast-font-family:Calibri; mso-fareast-theme-font:minor-latin; mso-hansi-font-family:Calibri; mso-hansi-theme-font:minor-latin; mso-bidi-font-family:”Times New Roman”; mso-bidi-theme-font:minor-bidi; mso-fareast-language:EN-US;} .MsoPapDefault {mso-style-type:export-only; margin-bottom:10.0pt; line-height:115%;} @page Section1 {size:595.3pt 841.9pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:35.4pt; mso-footer-margin:35.4pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} –>
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Un homme, Claude Lemaitre, a décidé de se lever et de courir… pour réveiller les consciences. Cet homme va courir en mémoire de Marilyn, 33 ans, une jeune femme, mère de deux enfants, harcelée par un mari qui un jour a mis ses menaces verbales à exécution…Marilyn, son amie, est le symbole de toutes les femmes battues, harcelées, violentées à mort par leur conjoint. En France, une femme meurt tous les 4 jours des suites de violences conjugales. Une statistique livrée par un rapport d’Amnesty International dans un rapport sur les violences faites aux femmes en France, paru le 09 février aux éditions Autrement.
M. Lemaitre va parcourir plus de 1200 kilomètres à raison d’une étape par jour, uniquement entrecoupés par une pause déjeuner à la mi-journée. Le soir, après chaque épreuve, il sera reçu par les Maires des communes qu’il traversera. Il sera soutenu, dans cette lourde tâche par le Mouvement NPNS et ses comités départementaux. Vous pourrez suivre son parcours sur notre site. Chaque jour, un résumé de sa journée et des difficultés qu’il a rencontré sera disponible. Nous comptons également sur un public pour le soutenir et l’encourager au départ de chaque étapes. Nous afficherons prochainement à cette fin les adresses exacts des lieux. La « diagonale du cœur » s’élancera le 12 mai prochain pour traverser la France du Nord au Sud. Dernière étape à Loumarin-Jouques (Bouches du Rhône), samedi 10 juin 2006.
la violence contre les femmes est aussi un problème de société
Les violences conjugales sont encore trop souvent considérées comme de simples conflits familiaux, ce qui contribue à les sous-évaluer et ne facilite pas leur prise en compte par l’appareil judiciaire. De plus, les femmes gardent encore trop souvent le silence, elles se sentent humiliées, faibles, plongées dans la disgrâce. Conséquence direct, les violences conjugales sont la première cause de décès pour les femmes, en France. Une femme sur dix est victime de violences au sein du couple.
Un autre amalgame est trop vite fait. On impute trop souvent ces crimes et délits à l’alcool. Si ce dernier désinhibe, et peut rendre violent, il ne peut en aucun cas justifier, ni même expliquer de tels actes.
Cette violence est étroitement liée à une discrimination qui perdure, et qui se fonde sur l’appartenance sexuelle. Elle touche toutes les femmes, indépendamment de leur âge, de leur origine ou de leur milieu social. Elle prend ses racines dans les normes en provenances des cultures anciennes et des religions. Ces dernières imposaient une cellule familiale ou l’autorité, le pouvoir était détenu par le père de famille. Aujourd’hui, ces cultures patriarcales et les sociétés qu’elles ont créées perdurent et marquent même un certain retour. Elles menacent nos idéaux démocratiques que sont la liberté (dont les femmes sont privées lorsqu’elles sont séquestrées au domicile conjugal ou mariées de force), l’égalité (acquise de droit, mais non appliquée au niveau salariale) et la fraternité (quand une jeune fille est surveillée par son grand frère).
L’Etat doit donc davantage lutter contre les violences faites aux femmes. Ces violences peuvent revêtir plusieurs formes. Ce sont dans un premier temps des violences verbales et psychologiques (telles que les insultes ou l’isolement). Viennent ensuite les violences physiques (coups et sévices), puis viennent les violences sexuelles (viols et tournantes). Enfin, dans une moindre mesure, les violences économiques (détournement ou privation de salaire) sont aussi des délits et crimes punis par la loi.
Que faire ?
Une femme victime de violences doit accomplir un pas décisif qui lui permettra peu à peu de tourner le dos à la violence. Elle doit sortir de l’isolement établi par son conjoint. Parler va lui permettre de diminuer sa tension émotionnelle et sa panique. Elle pourra alors faire le point sur sa situation et prendre des décisions. Enfin, elle devra s’informer, connaître ses droits afin d’avoir la bonne réaction, savoir se protéger en cas de crise.
Il faut savoir que les peines encourues par un conjoint violent vont de 6 mois à plus de 30 ans d’emprisonnement.
Mais avant toute démarche juridique, mieux vaut discuter avec une assistante sociale, un fonctionnaire municipal, un médecin, une infirmière, un avocat ou bien les services de police/gendarmerie. La victime n’est pas obligée de porter plainte contre son agresseur. Elle peut simplement signaler le comportement de son concubin/mari par une main courante, ou un procès verbal (si elle décide de partir, elle n’est pas obligée de donner sa nouvelle adresse). Néanmoins, si elle décide de porter plainte, il est préférable qu’elle aille voir un médecin qui établira un certificat médical qui relèvera les marques physiques essuyées. Elle devra aussi présenter un maximum de preuves administratives de sa vie en couple avec son agresseur. De plus, si la victime se trouve dans une situation financière critique, une aide juridictionnelle, un accueil hébergement, une allocation parent isolé, le RMI ou une allocation sociale.
Alors, halte à la violence faite aux femmes, aidez-nous à faire évoluer les mentalités, que ce fléau disparaisse. C’est sur ce thème qu’Amnesty International à lancer une campagne en 2004. Elle s’accompagne de la parution d’un rapport sur la situation française, Les violences faites aux femmes en France : une affaire d’Etat, paru en février aux éditions Autrement. L’association donne aussi une conférence le 10 mai à 20 heures, à l’Atelier 9, 59 rue des martyrs, à Paris, dans le neuvième arrondissement.
Et surtout, soyez nombreux à soutenir le combat de M. Lemaitre et accompagnez-le dans son périple pour mettre un terme aux violences faites aux femmes.
Tags: claude lemaitre, diagonale du coeur, marathon, richard gedeon, violences conjugales


